PEP’ Ain le Bref N°5-Octobre 2022

Une nouvelle plateforme médico sociale : Montréal-la-Cluse inaugure une nouvelle ère

Un nouveau chapitre de l’histoire des PEP01 s’est ouvert le 24 juin avec l’inauguration du site de Montréal-la-Cluse. Il abrite une plateforme de services qui apportera des réponses variées et adaptées à son public tout en favorisant l’inclusion.

L’IME Dinamo Sco (anciennement appelé IME Marcel Brun), ouvert en 1956, a été le premier établissement des PEP 01. Jusqu’à récemment, il accueillait des enfants de 6 à 12 ans avec une déficience intellectuelle légère ou moyenne ainsi que des jeunes souffrant de troubles du comportement. Le changement des besoins des bénéficiaires, des attentes des familles et des politiques publiques ont imposé de faire évoluer l’établissement vers l’accueil d’enfants ayant des troubles du spectre autistique.
Les locaux de Condamine, qui était à l’origine un centre de colonies de vacances, n’étaient plus adaptés à ce changement de public. C’est ainsi qu’en 2019, l’association se lance dans la construction d’un nouveau bâtiment au centre de Montréal-la-Cluse.

Plus qu’un IME

Le nouvel ensemble regroupe différentes structures sur un même lieu, chacune étant la pièce d’un puzzle formant une plateforme de services. « Elle apporte, à la carte, une palette de services adaptés aux besoins de chaque bénéficiaire sur différents champs de la vie », explique Serge Favier, président des PEP 01.
La plateforme de Montréal-la-Cluse rassemble un IME de 32 places (18 pour déficients intellectuels et 14 pour des jeunes avec TSA) et deux SESSAD : un dédié à l’accompagnement scolaire (SESSAD Sco) et un ciblant l’insertion professionnelle (SESSAD pro). Plusieurs services jusqu’à présent hébergés à Nantua et regroupés dans le dispositif « Dinamo Parcours » ont pris leurs quartiers dans ces nouveaux locaux : PCPE*, offre CMPP*, PCO*, EMAS* , Loisirs pour tous 01 et Dinamo Insertion Pro. En 2023, le SAJ (Service d’accueil de jour) Dinamo l’Etape destiné aux jeunes adultes rejoindra le site.

Un projet inclusif

En implantant la nouvelle structure à deux pas du collège, de l’école primaire, d’un complexe sportif et d’une maison pluridisciplinaire de santé, les PEP ont souhaité simplifier l’inclusion des jeunes. « Le site s’inscrit dans un environnement médico-éducatif, pédagogique et de loisirs qui facilitera l’accès des personnes en situation de handicap, à l’école et à la ville », résume Serge Favier. Ce choix résonne auprès de Dominique Gillot, ancienne Ministre et Présidente de la Fédération Générale des PEP, pour qui il est essentiel d’aller « vers l’accompagnement, la construction de l’autonomie des personnes accueillies dans le domaine éducatif, scolaire, professionnelle et dans l’autodétermination de leur libre-choix. »
Ce projet, d’un coût de 3,4 millions d’euros (dont 82 % consacrés aux travaux) a bénéficié d’une subvention d’investissement de 700 000 € de l’Agence Régionale de Santé. Il a été pensé avec l’architecte Philippe Delers pour répondre le mieux possible aux besoins du public. Ce travail en faveur de l’inclusion et cette réalisation ont été loués par Damien Abad, alors Ministre des Solidarités, de l’Autonomie et des Personnes Handicapées. « Je salue la démarche de partage, d’échange et d’accompagnement des PEP. Nous avons ici l’exemple de ce qui doit se faire partout pour le parcours d’inclusion des personnes en situation de handicap. Mon message est le suivant : n’opposons pas le médico-social et l’inclusion. Travaillons ensemble ! »

 

*Pôle de compétences et de prestations externalisé, Centre médico-psycho-pédagogique, Plateforme de coordination et d’orientation, Équipe mobile d’appui à la scolarité

Passerelle pour un Retour dans l’Etablissement d’Origine (PREO) : une réponse innovante contre le décrochage scolaire

Porté par les PEP 01 et l’Éducation nationale, PREO (Passerelle pour un retour dans l’établissement d’origine) a tenu l’an dernier deux sessions destinées à faire retrouver le chemin de l’école à 13 adolescentes.

Solution expérimentale contre le refus scolaire anxieux, PREO a été pensé comme une escale où se poser, se reconstruire et reprendre confiance pour repartir de l’avant dans son parcours scolaire. Une réponse innovante et à taille humaine précieuse alors que pour beaucoup, la rupture avec l’école s’accompagne d’un isolement social. « Intégrer un dispositif où les jeunes sont peu nombreux, c’est aussi les aider à retourner vers les autres », raconte Cécile Guillermin, coordinatrice de PREO pendant les deux sessions de huit semaines tenues en novembre, décembre puis en mars, avril. « Les jeunes sentent qu’on ne les juge pas, qu’on les comprend. »

S’adapter au public

Ces temps ont rassemblé 13 adolescentes du bassin de Bourg-en-Bresse, dont 9 lycéennes et 4 collégiennes. 8 ont été présents régulièrement, 3 sont venus sporadiquement et 2 n’ont jamais pu participer. À l’origine pensé pour des jeunes ayant des difficultés, mais gardant un pied dans leur établissement, le dispositif a évolué vers un public ne se rendant plus en cours depuis plus de six mois. En amont, un bilan avait été réalisé avec l’établissement, l’élève, sa famille et l’équipe de PREO. Au départ, un projet personnalisé était construit collectivement pour définir des objectifs d’accompagnement précis et mettre en place des outils de remobilisation scolaire.
Les sessions comprenaient différents temps. Des cours SAPAD français, mathématiques et anglais étaient assurés par des enseignants. Différents ateliers répondaient aux besoins de chacun : jeux de société, yoga, art plastique, visite de musée, cinéma, cuisine pour réapprendre à être ensemble… La psychologue apportait son expertise par le biais d’ateliers sur des thèmes liés à l’adolescence (confiance, estime de soi, culpabilité…) ainsi que des moments d’échange, en groupe ou individuels. « Le binôme pédagogique/psychologique est précieux », résume Cécile Guillermin. Si l’éducatrice était au cœur de la coordination du parcours de l’élève, l’association de ces derniers, des familles, des enseignants, de l’établissement d’origine a été essentielle. Pour sa première année, le dispositif a fonctionné grâce à un partenariat. La Fédération générale des PEP a apporté une subvention tandis que l’Éducation nationale a financé les heures des professeurs.
À la fin de chaque session, les élèves sont repartis avec un livret regroupant les objectifs fixés, les moyens mis en place, le bilan ainsi que des perspectives et des propositions pour la suite. Les résultats montrent que tous les participants ont bénéficié d’une reprise de scolarité, sans toutefois retrouver un parcours « ordinaire ». Différentes solutions leur ont été proposées : cours SAPAD dans l’établissement ou un lieu tiers, un réajustement du parcours scolaire ou la construction d’un parcours de soins en lien avec la scolarité. Désormais, pour PREO, le prochain défi est, outre l’ajustement du projet aux attentes du terrain et le développement de partenariats, la pérennisation du dispositif.

 

 

loisirs pour tous 01 : premier bilan

Piloté par les PEP 01 et les Francas, le dispositif Loisirs pour tous 01 s’est fait une place auprès des familles et des structures en facilitant l’inclusion des personnes en situation de handicap dans le monde de l’accueil de loisirs.

« En six mois, après la communication auprès des familles, les sollicitations ont augmenté de manière exponentielle », souligne Jean-François Roy, responsable du dispositif. Lancé en 2020, ce dispositif est financé par l’État, le Département, la CAF et la MSA. Après une année effective de fonctionnement, le verdict est sans appel : les besoins sont là.

Un soutien pour les familles

Les sollicitations adressées au dispositif ont deux origines : les accueils de loisirs sans hébergement (ALSH) et les familles. Ces dernières contactent le dispositif, généralement en l’absence de solution pour leurs enfants. « Certaines familles ne s’autorisaient pas à penser que leurs enfants pouvaient être accueillis en centre de loisirs », regrette Jean-François Roy. Or, le périscolaire est souvent un temps de répit et un moyen essentiel, pour les parents, de maintenir une activité professionnelle en plus de favoriser la socialisation de leurs enfants, grâce à l’accueil en milieu ordinaire. La fréquence des accompagnements s’est accélérée, passant d’une quinzaine fin 2021 à 35 situations en avril 2022. Plus de la moitié des familles ont contacté directement le dispositif et un tiers ont été orientées par des travailleurs sociaux. Les autres ont été référées par les ALSH.
L’accompagnement varie selon chaque cas. Loisirs pour tous 01 peut rencontrer une famille pour simplement créer du lien et orienter. Des suivis poussés sont proposés pour les situations complexes et se traduisent par des échanges multiples avec les parents, les partenaires, de la médiation… « On essaie de mettre le plus de monde autour de la table pour éviter les ruptures dans le projet de vie. Chacun apporte des solutions », précise Sylvain Simon, éducateur spécialisé et coordinateur du dispositif. Afin d’avoir une vision fine de la situation, l’équipe peut se déplacer pour observer l’enfant à l’ALSH.

Pour Sylvain Simon, les ALSH ont un rôle précieux dans le développement des jeunes en situation de handicap. « Ils donnent à ces jeunes une manière différente de se voir, d’être valorisés, d’être avec les autres. » Un premier bilan a montré que près la moitié des suivis concernait des jeunes avec des troubles du comportement, un quart souffrait de troubles du spectre autistique, et les autres regroupent des troubles moteurs ou des déficiences. Tous n’ont pas forcément déjà de diagnostic ou de notification MDPH.
« Nous sommes souvent appelés, car les équipes sont mises à mal », résume Sylvain Simon. En manque de moyens humains, les professionnels de centre de loisirs se sentent d’autant plus désarmés que le handicap est peu abordé dans les formations initiales des animateurs.

Guider les centres

En plus des familles, le travail avec les structures s’est accéléré. Une cinquantaine d’ALSH ont été concernées au printemps 2022. Ces interventions regroupent des sensibilisations ponctuelles ou des accompagnements plus longs, favorisés par Loisirs pour tous 01.
Ces derniers se concrétisent par de multiples rencontres sur l’année avec des professionnels. D’abord, une sensibilisation sur le handicap donne des clefs de compréhension. Elle est suivie par des échanges pour bâtir ensemble des outils afin d’améliorer l’accueil des jeunes à besoins spécifiques. « Les centres ont souvent les compétences en interne, mais ne s’autorisent pas à le penser », constate Sylvain Simon. Progressivement, les pratiques évoluent pour mieux intégrer l’inclusion : comment partir des besoins de l’enfant, de l’observation pour construire un projet adapté ? Quelles réponses éducatives déployer ? Comment accueillir et entendre la parole des parents sur les besoins de leurs enfants ?
« Se mettre autour d’une table sert à partager les outils, voir comment les utiliser. On trouve des clefs concrètes d’accompagnement pour une situation. Puis on monte en généralités. L’échange de pratiques désencombre les équipes : on se dit les choses et on cherche une solution ensemble. » Après plusieurs séances, les professionnels sont rassurés, armés et la crainte de l’inclusion est dissipée.

Structurer un réseau

« Vu le nombre de sollicitations, soit notre dispositif est renforcé, soit il faut mieux s’appuyer sur le réseau ! ….. Mais nous nous sommes aperçus du manque de lien entre structures de loisirs, ce qui ne facilite pas l’échange » estime Jean-François Roy
Pour répondre à ce constat, Loisirs pour tous 01 souhaiterait à terme organiser sur les différents territoires du département, des journées à vocation pédagogique et partager ainsi son expérience. 

DINAMO Pro : un Enseignant Activité Physique adaptée (APA)

Facilitateur d’ouverture sur la cité et de bien-être, le sport occupe une place centrale à Dinamo Pro. Pour remplir ces objectifs, l’IME peut compter sur la créativité et l’implication de son enseignant APA.

Jérémy Menant ne se destinait pas spécialement au milieu du handicap. Ce n’est que lors de sa troisième année de licence STAPS que le déclic survient après avoir choisi l’option APA (Activité physique adaptée) et démarré un stage en cardiologie. « Ça m’a montré l’utilité que l’on pouvait avoir. Je me suis dit que je faisais du bien aux gens. » Dans la foulée, il se dirige vers le handisport et participe à la préparation du club de pararugby de Toulouse, une référence mondiale. Le contact avec ce public est une seconde révélation.

En Master, Jérémy Menant poursuit dans le milieu handisport où il souhaite faire carrière. Quand un projet de départ au Québec où ces disciplines sont plus professionnalisées n’aboutit pas, il change d’optique. Il découvre les EHPAD et prépare un mémoire mêlant développement de la motivation des sportifs handisport et prévention des chutes chez les séniors.

 

Des missions très variées

Diplôme en poche et ayant envie de voir du pays, Jérémy Menant rejoint Hauteville en octobre 2018 sans connaître le monde des IME. « Dans le handisport, vous avez des accidentés de la vie qui viennent pour se dépasser et être valorisés. Ici, nous répondons à des besoins, nous développons des compétences. La vision de l’athlète est complètement différente. »

À Hauteville, le sport et l’enseignant APA ont toute leur place. « Sur la semaine, je vois les 75 jeunes. La force de mon métier est que je les connais tous. » Intégré à l’équipe de vie sociale, il participe aux réunions qui lui apportent des clefs d’accompagnement des jeunes. « La force de l’IME est d’avoir une équipe stable et très soudée. »

 

Du sport pour tous

L’enseignant APA propose à chacun des activités physiques qui lui correspondent. Des créneaux sont réservés au gymnase voisin deux fois par semaine pour les internes. Le mercredi après-midi, des activités sportives sont organisées pour les jeunes restant à l’IME. C’est dans cette optique et pour faciliter l’apprentissage du VTT qu’un petit parcours a été créé avec le concours des ateliers espaces verts et menuiserie. L’accent est mis sur les sports de plein air (ski, randonnée, VTT…), un choix motivé par le cadre de vie et soutenu par les partenaires publics. En ce sens, pour développer l’escalade, l’IME s’est doté d’un mur qui sera ouvert aux jeunes d’autres structures : une nouvelle manière d’ouvrir l’établissement sur l’extérieur.

Un autre temps fort est la participation aux journées sport adapté jeunes, organisées par le CDSA (Comité départemental du sport adapté). Bimensuelles, elles s’articulent autour de la découverte d’un sport, décomposé pour être accessible par des publics aux âges et profils variés. « C’est assez ludique. En franchissant les étapes, on arrive à pratiquer le sport de manière adaptée. Il y a toujours un atelier ou deux pour les jeunes qui connaissent le sport. »

Jérémy Menant intervient aussi dans les activités de jour spécialisées, pensées avec les éducateurs. Ces temps sont destinés aux jeunes que les particularités (troubles de l’attention, fatigabilité…) empêchent de rester toute la semaine en classe ou en atelier. Par groupe de 3 à 5 bâtis selon leurs profils, ils participent à des activités manuelles, créatives ou, bien sûr, sportives. « J’essaie de garder le côté sportif. Cette année, on découvre un nouveau sport tous les jeudis », résume Jérémy Menant. Il est aussi impliqué dans le projet de sport santé, développé avec le CDSA, pour favoriser l’activité et lutter contre le surpoids. Il organise chaque semaine une séance de marche nordique tandis que l’infirmière assure le suivi sanitaire.

 

Une passerelle pour l’inclusion

Chaque année, cinq ou six demi-pensionnaires intègrent un club en milieu ordinaire. Pour que l’expérience réussisse, Jérémy Menant s’appuie sur les coordinateurs de parcours et ses observations du niveau sportif des jeunes. Ensuite, un travail est mené avec la famille et le club auquel il explique la démarche, le profil et les centres d’intérêt du sportif en herbe. « Pour l’instant, ça a toujours marché. Le jeune et les coachs ont mon numéro et les derniers sont de plus en plus sensibilisés ou formés au handicap. »

Autre exemple d’inclusion réussie : le partenariat avec le collège d’Hauteville sous la bannière du sport partagé. Quatre jeunes de l’IME participent à des séances hebdomadaires de VTT tandem avec les collégiens. L’occasion de vivre de belles expériences, de sensibiliser au handicap, mais aussi de travailler la socialisation et l’entraide. « Le tandem développe de nombreuses compétences et impose de beaucoup communiquer. Je vois des jeunes qui ressortent transcendés », raconte Jérémy Menant pour qui les différences s’effacent derrière les guidons. Et les résultats sont là : les binômes bugistes ont été 5 fois champion de France en 7 ans.

Les groupes de l’IME et du collège se retrouvent aussi à la piscine. « Le but est de faire passer l’attestation “savoir nager”. Les jeunes les plus à l’aise nageront avec les collégiens », explique Jérémy Menant. Là encore, le sport facilite l’ouverture d’esprit, le changement des habitudes et des mœurs.

Partenariat SAFRen / Ludothèque : Jeux sans frontière

En créant des liens forts avec la ludothèque de la Côtière, le Safren valorise les bienfaits du jeu comme outil de médiation pour rapprocher les jeunes et leur famille tout en favorisant l’ouverture sur la cité.

Plutôt que de rassembler tous les jeunes et les familles accompagnées dans les locaux du Safren, les équipes ont choisi de leur faire découvrir de nouveaux univers. « On cherche beaucoup d’activités autour de chez eux pour les amener à faire des activités en famille », rappelle Sophie Collet, AES. Deux conditions s’imposent : correspondre au profil de chacun et rester financièrement accessible. Dans cette optique, Carole FAIHY, éducatrice à la MECS les Ricochets, bénévole et présidente depuis 2022 de la ludothèque de la Côtière a proposé de mettre à disposition du Safren les murs et les jeux de la structure. « Elle travaille avec le Relais d’assistantes maternelles de Montluel, avec les écoles. Elle a pour projet de tisser d’autres partenariats. »

Deux soirées tremplin

Pour impulser la dynamique, les familles ont été conviées à deux soirées jeux le 4 mars et le 24 avril. « Nous voulons que les parents s’investissent avec leurs enfants, qu’ils apprennent à se connaître à travers le jeu. C’est un moment de partage », détaille Sophie Collet. Pour ce faire, les professionnels se sont tenus à distance, observant les réactions de chacun. La recette fonctionne. Les parents sont ravis des soirées passées et en redemandent.
Ces temps ont été un premier pas, suivi par des soirées à thèmes auxquels le Safren a été convié. Le mercredi, il n’est pas rare qu’un groupe d’enfants et de familles du Safren rejoigne la ludothèque après avoir préparé le goûter dans les locaux de Dagneux. « L’objectif est que les familles Safren se mélangent aux autres. Ces soirées ont été un tremplin, ont permis d’amorcer des choses. Nous souhaitons les reproduire, les développer et augmenter la fréquence à la rentrée », précise Carole FAIHY.

Les bienfaits du jeu

Avec plus d’un millier de jeux, la ludothèque de la Côtière en a pour tous les goûts. Une diversité qui ouvre de nombreux axes de travail. Pour les professionnels, le jeu est un outil de médiation, servant à accompagner les familles, notamment sur le lien parent/enfants. S’attabler, réapprendre à jouer ensemble peut faciliter les conditions du dialogue et renforcer les relations. « Les parents sont souvent pris dans le quotidien. Ici, ils apprennent à se poser autour d’un jeu pour échanger et le faire en dehors du domicile  », conclut Carole FAIHY.

Agissons collectivement !

La coopération est un des axes forts de notre projet associatif.  Pour cela, les PEP 01 agissent avec de nombreux partenaires  et sont à l’initiative de nombreuses actions collectives.

Ainsi, les PEP 01 ont participé activement à la création du « Collectif secteur social et médico-social 01 »  qui regroupe, à ce jour, huit associations : l’l’Institut Enfants Seillon, l’AFIS, l’APF France Handicap, les PEP 01, ECLAT, l’APAJH 01, Vivre-en-Ville 01 et l’ORSAC. L’objectif du Collectif SMS 01 est d’agir pour améliorer les réponses aux besoins des personnes, être force de proposition et dialoguer collectivement avec les autorités et mener si besoin des actions communes.

La coopération se décline également au sein du réseau PEP. Les PEP 01 travaillent actuellement avec les PEP74 pour renforcer leurs fonctions support et sécuriser leurs processus internes.

Enfin, les PEP 01 vont assurer la mise en œuvre de la Communauté 360 qui vise à apporter une réponse complémentaire  et coordonnée aux besoins des personnes en situation de handicap.  Pour cela, l’objectif est de créer une coopération renforcée avec l’ensemble des acteurs, organismes gestionnaires médico-sociaux, organismes de droit commun, collectivités territoriales, MDPH et associations représentatives des personnes et des proches aidants.

Ces 3 exemples récents illustrent notre culture associative. Elle vise, à travers l’action collective, à innover, à apporter la réponse la plus adaptée aux besoins des usagers et à agir pour une société plus inclusive.

La Communauté 360, un nouveau réseau porté par les PEP 01 !

A l’origine, l’ambition du gouvernement : organiser l’inconditionnalité de l’accompagnement via la mise en ligne d’un numéro unique d’appui, le 0800 360 360, aux personnes en situation de handicap et aidants, en partenariat fort avec les territoires.

 

Des enjeux identifiés

S’inscrivant dans la continuité des ambitions de la « Réponse accompagnée pour tous » et des « communautés 360 Covid », la communauté 360 vise à répondre de manière plus coordonnée et systémique à toutes les personnes en situation de handicap ainsi qu’à leurs aidants, en proximité de leur lieu de vie.

L’objectif est de créer une coopération renforcée avec l’ensemble des acteurs, organismes gestionnaires médico-sociaux (notamment les dispositifs de coordination existants), organismes de droit commun, collectivités territoriales, MDPH et associations représentatives des personnes et des proches aidants.

Missions principales :

– Contribuer à observer et recenser les besoins en partenariat étroit avec la MDPH, et être force de proposition ;

Organiser des solutions concrètes co-construites, grâce à des professionnels dédiés, répondant aux aspirations des personnes en situation de handicap et leurs aidants ;

– Animer le réseau 360 sur toutes les thématiques du parcours de vie des personnes, en mobilisant prioritairement le droit commun et en coopération avec de nombreux acteurs, notamment les PCPE, les dispositifs d’appui à la coordination, les équipes mobiles et les établissements et services de santé et médico sociaux…

Ainsi, la Communauté 360 n’est pas un service ou un dispositif médico-social de plus dans le paysage mais bien une façon nouvelle de s’appuyer sur les forces de chacun et renforcer les synergies entre les acteurs.

Dans la logique « d’aller vers », la Communauté 360 doit répondre à toutes les personnes en situation de handicap et/ou de leurs aidants qui en expriment le besoin ou qui sont confronté(s) à un risque de rupture de parcours ou à l’absence de réponse d’accompagnement dans leur parcours, notamment :Les personnes maintenues en établissement pour enfants au titre de « l’amendement CRETON» ;

  • Les personnes sur liste d’attente d’un établissement et service médico-social (ESMS) et/ou en sortie d’établissement de santé ;
  • Les personnes présentant un risque de rupture de parcours (ex : transition enfants/adultes, inadéquation de l’accompagnement…) ;
  • Les personnes non repérées ou faisant l’objet d’un signalement…

Un réseau en cohérence avec la culture des PEP 01, son organisation et son ancrage territorial

Forte de son expérience et de son implication au service d’une approche inclusive centrée sur les réponses aux besoins et le projet de la personne, l’association Les PEP 01 a souhaité se positionner sur la mise en place de la communauté 360 dans l’Ain.

Ce projet fait écho à notre projet associatif et l’ambition de « rendre les personnes actrices de leur inclusion ». Pour porter cette communauté 360, les PEP 01 s’appuient notamment sur :

  • Une forte culture de la coordination de parcours au travers d’un service transversal associatif en place et une organisation en plateformes de services
  • Des services souples et singuliers au plus proche de l’environnement des personnes et visant l’autodétermination des usagers : « tous les acteurs ont une part d’expertise »
  • Un engagement fort dans le mouvement de transformation de son offre et d’innovation
  • Une implantation dans tous les territoires de l’Ain
  • Le développement d’une offre diversifiée au sein d’une plateforme de protection de l’enfance
  • Une culture associative du co-pilotage et du co-portage de projet
  • Une expérience du réseau PEP dans la gestion administrative des Communautés 360

Un nouveau défi à relever collectivement !

Le 1er août, l’ARS nous a notifié un avis favorable pour l’ouverture de cette communauté 360 ! Une reconnaissance pour la qualité du travail mené par l’ensemble des équipes des PEP 01 mais aussi un défi de taille à relever collectivement !

Depuis la rentrée, l’équipe projet, piloté par Laurence Ollart, directrice de la plateforme médico-sociale, met en œuvre la feuille de route : recruter l’équipe qui sera constituée d’un coordinateur.rice et d’un conseiller en parcours, structurer la communauté 360, construire le réseau partenarial, communiquer et organiser la communauté.

Contact : 

Laurence OLLART – Directrice de la Plateforme Médico Sociale
Tel : 06 78 38 30 51
Mail: communautés360@lespep01.org
TOP